Sorti des laboratoires de Microsoft, Sphere présente une double innovation : c’est à la fois un périphérique d’affichage et de saisie.
En tant que élément d’affichage, c’est une innovation très spécifique mais pas dénuée d’intérêt. Rien qu’à voir la démo du globe terrestre, on imagine tout de suite les possibilités marketing. Pour un ordinateur, c’est même pas envisageable, même si Microsoft commence la démo par du partage d’images entre plusieurs collaborateurs. Un système multi-écrans (des dalles, cette fois-ci) est bien plus efficace. Même pour le menu principal (qui revient à chaque changement d’application), le démonstrateur est obligé de se déplacer.
En tant que périphérique de saisie, c’est autre chose. Il permet de déplacer des zones de pixels en utilisant confortablement un doigt, plusieurs doigts, une main, deux mains… Je ne pense pas que ce soit la souris du futur, et une surface plate et multitouch, comme Microsoft Surface ou l’iPhone, a beaucoup plus de potentiel (surtout qu’en étant plate, la surface d’affichage visible est aussi plus grande). Comme le montre la démo de Pong, qui n’est pas du tout optimisé pour un affichage aussi spécifique, Sphere présente des caractéristiques intéressantes pour un périphérique de jeu : un même écran partagé entre quatre joueurs, par exemple, donc un même périphérique de saisie partagé aussi, mais qui est à mis chemin entre une table horizontale et une dalle verticale. Mais encore une fois, le principal intérêt est le mutitouch.
C’est d’ailleurs l’objet de ce framework multitouch pour Mac OS X utilisant l’iPhone comme périphérique de saisie. La vidéo de démonstration parle d’elle-même :
L’iPhone remplace ici le trackpad et la souris de l’ordinateur. Même si la souris est le périphérique de pointage le plus utilisé face à une machine, nombreux sont ceux qui préfèrent un trackpad suffisamment évolué : celui des portables Macintosh, par exemple. Je préfère de loin le trackpad de mon MacBook à ma souris, parce-que je bouge le curseur du bout du doigt, que je clique en posant mon doigt, que j’effectue un clic droit en posant deux doigts, que je fais défiler un document sur 360 degrés en glissant deux doigts (et les capacités multitouch du MacBook Air ajoutent encore plus de possibilités) : pour ainsi dire, le bouton (l’unique bouton, comme aime le rappeler certains PC-users) n’est plus utilisé. Il n’y a plus de frontière mécanique entre l’utilisateur et la couche logicielle.
Le framework multitouch permet ici d’entrevoir un nouveau type de périphérique de saisie : un trackpad multitouch détachable doublé d’une fonction d’affichage.
Rêvons un peu et imaginons un MacBook dont le trackpad ne serait autre qu’un iPhone… un mini-écran multitouch lorsqu’il est intégré à la coque de l’ordinateur ou utilisé à quelques mètres, un téléphone / ordinateur de poche le reste du temps… Hum.
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